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Slut shaming

Le Slut-Shaming, ou l’art de priver les femmes de leur sexualité

Slut pour « salope ». Shaming pour « faire honte ». Le slut-shaming est une triste expression féministe qui désigne les intimidations physiques ou morales faites à l’égard d’une femme dont le comportement sexuel est jugé « hors-normes ». Juger un t-shirt trop décolleté, reprocher d’avoir couché le premier soir ou chauffer par texto, insulter de fille facile… Basé sur l’idée que le sexe dégrade l’image de la femme, le slut-shaming sont partout, il culpabilise la femme de faire preuve d’épanouissement dans sa vie sexuelle.

Être une « prude » ou une « chaudière », peu importe, la femme est quand même une salope qui doit apprendre à être « respectable, humble et mesurée ». Séduisante, mais pas vulgaire. Qui fait l’amour, et non qui baise. Le slut-shaming n’est rien d’autre que le reflet d’une société sexiste qui intimide les femmes en les remettant « à leur place ». Tristement, les femmes sont non seulement victimes de slut-shaming, mais elles en sont également actrices. Enfermées dans ce cercle vicieux, ce contrôle social attend d’elles à être tant désirables que pudiques. Leur sexualité est ainsi niée, privée de désir et de plaisir sexuels. Contrairement à la sexualité des garçons qui reste positive et virile.

Cette pratique sexiste fait partie intégrante de la culture du viol. La responsabilité est rejetée sur la victime, et son bourreau, épargné car non responsable, devient « la victime » de la victime qui l’a provoqué. Pour lutter contre cette pratique qui enferme la femme dans un statut d’hétérosexuelle passive et dominée et qui entrave l’égalité des sexes et des jouissances, il faut reconnaitre le plaisir et la masturbation féminine et rappeler aux femmes qu’elles doivent avoir une image d’elles-mêmes positive, quel que soit leur choix.

Toucher vaginal ou frottis : 1 fois tous les 3 ans ?

La consultation gynécologique, « une fois par an, ce n’est pas compliqué ! ». Valérie Damidot ou Angele nous l’ont recommandé en 2018 lors de la campagne de prévention contre les cancers gynécologiques signée Imagynasso. Quant au toucher vaginal ou au frottis, c’est 1 fois… tous les 3 ans !

Qu’il s’agisse de l’examen pelvien ou du frottis cervical, ces examens gynécologiques sont encore trop systématiquement réalisés en consultation de routine, notamment dans le cadre de la prescription de pilule contraceptive. Ces examens entrent tous 2 en jeu dans la recherche de lésions [pré]cancéreuses au niveau du col utérin, leur indication est spécifique au dépistage de maladies graves.

Selon l’American Cancer Society, le dépistage du cancer du col utérin n’est pas indiqué pour les femmes de moins de 21 ans, son incidence dans cette tranche d’âge étant très faible. En revanche, pour les femmes de 21 à 70 ans, en l’absence de symptômes (douleurs pelviennes ou pertes vaginales) ou de facteurs de risques (antécédents familiaux de cancer gynécologique, par exemple), l’examen est recommandé seulement tous les 3 ans. Au risque de provoquer, en cas d’intervalle inférieur, des résultats faussement positifs ou bien une importante source de stress.

Source : Frottis, toucher vaginal : des actes trop systématiques et souvent inutiles, selon une étude américaine

journée internationale éducation sexualité

Le 6 septembre : vers une Journée internationale d’Éducation à la Sexualité ?

Existe-t-il une journée consacrée au droit à l’éducation sexuelle pour tous ? Une journée qui contribue au renforcement des valeurs d’égalité, de tolérance, de respect de soi et d’autrui, de respect des consciences, du droit à l’intimité et de la vie privée de chacun.e.

L’éducation à la sexualité est un enseignement assuré par l’Éducation Nationale, à hauteur de 3 séances éducatives par an et par niveau de classes, du primaire au lycée. Essentielle pour la vie en communauté, l’accès à l’education sexuelle est favorable :
– À la connaissance de son corps et de soi ;
– À l’identification des différentes dimensions de la sexualité (physiologique, affective, culturelle, éthique, sociale, juridique) ;
– Au développement de l’exercice de l’esprit critique ;
– Aux comportements responsables individuels et collectifs ;
– À la reconnaissance des ressources spécifiques d’information, aide et de soutien dans et en dehors des établissements.

Une telle journée s’inscrirait dans une politique :
– De lutte pour la promotion de l’égalité entre les femmes, les hommes et la communauté LGBTQR+ ;
– De lutte contre les comportements sexistes, misogynes, homophobes et contre toutes autres violences sexuelles ;
– De prévention et de réduction des risques suivants : grossesses indésirées, Infections Sexuellement Transmissibles, troubles éducatifs liés à la consommation de film pornographiques, et mise en image ou exposition de soi et d’autrui sur internet et les réseaux sociaux numériques.

Pourquoi le 6 septembre (6/9) ?
Outre l’année érotique de Gainsbourg, le 69 est l’une des positions du Kamasutra les plus connues de tou.te.s. Reconnue par le tête-bêche formé par les chiffres 6 et 9, cette position qui est la numéro 3 du Kamasutra (et non la 69!) intrigue et questionne beaucoup. Pourtant, elle peut être culturellement dérangeante car, non elle est l’une des rares positions n’induisant pas la pénétration vaginale pour la procréation : elle est là pour la prise de plaisir.

Sources : Éducation à la Sexualité – Ministère de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse

calmer les douleurs de règles

3 activités pour diminuer les dysménorrhées

Chaque mois, c’est le massacre à la tronçonneuse dans ton utérus ? Voici 3 activités physiques qui aident à ATTÉNUER NATURELLEMENT les crampes menstruelles et à renforcer notre bien-être corporel.

1 – Faire une activité sportive pendant les règles 
*WhaAat ? Je suis au fond de mon lit ce jour-là… C’est juste pas possible !* Parfois, la douleur est telle qu’on ressent le besoin de bouger pour souffler, voire de se défouler pour penser à autre chose que la douleur. Le sport a justement ces bienfaits : au bout de 30 minutes d’activité physique, le corps sécrète de l’endorphine, hormone du bien-être et du plaisir, aux effets euphoriques et antalgiques. L’endorphine agit de manière semblable à la morphine pour pallier à la douleur. Il n’y a plus qu’à chausser les basket !

2 – Méditer, pratiquer le yoga
Certaines postures de yoga aident à soulager les douleurs menstruelles. Les mouvements doux, lents et harmonieux du yoga déclenchent une réaction inflammatoire du corps qui peut réduire les douleurs. Couplée à une respiration longue et lente, la posture Balasana (ou posture de l’enfant) est idéale pour détendre la zone abdominale.

3 – Avoir un orgasme
Lors d’un orgasme, une fois encore, une hormone entre en jeu : la dopamine. Cette hormone possède les mêmes effets de plaisir et d’anti-douleur que l’endorphine. Détente physique et émotionnelle assurée, on peut se les administrer par masturbation, seule ou accompagnée. Suivi d’une sieste, c’est le jackpot du bien-être ! 

Sources : Le grand mystère des règles, de Jack Parker ; Yoga’s impact on inflammation, mood and fatigue in breast cancer survivors

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